[ MISE À JOUR :Un billet faisant suite à celui-ci intitulé Les 50 ans d’Éloge de la fuite, le livre phare d’Henri Laborit a été écrit sur le blogue du Cerveau à tous les niveaux 3 jours après celui-ci. ]
Une personne qui semble vouloir garder l’anonymat vient de m’envoyer cette traduction anglaise complète de l’Éloge de la fuite, de Laborit (1976) ! Je la remercie chaleureusement pour ce travail dont il précise dans la note préliminaire que je vous copie ci-bas qu’il a été fait dans l’unique but de rendre la pensée de Laborit accessible à un public anglophone, et sans aucun bénéfice financier pour son auteur, ce qui est tout à son honneur.
“A Note on This Edition
This is an independent, unofficial English translation of Henri Laborit’s Éloge de la fuite (Éditions Robert Laffont, 1976).
It was produced privately, for no commercial purpose, and is shared freely with no benefit to the translator other than the satisfaction of making Laborit’s work accessible to English-language readers. It is not authorized, reviewed, or endorsed by the original publisher, the Laborit estate, or any rights holder.
Every effort has been made to remain faithful to the spirit and substance of the original French text. Any errors or interpretive choices are the translator’s own.
The translator remains anonymous.”
La personne qui a fait cette traduction a même ajouté à la fin un glossaire et une bibliographie complète de l’oeuvre de Laborit. Elle raconte aussi dans une page insérée au tout début de l’ouvrage sa rencontre avec Laborit au début de sa vie adulte, et comment ses idées l’ont accompagné ensuite durant toute sa vie, comme moi et bien d’autres…
“An Act of Rebellion
In 1984, this book was at the center of a philosophy semester. I was 24, back in adult education after having worked 4 years, and explored different fields. The course structure was simple: read a chapter, then hold a roundtable debate in class. Picture a room of students ranging from 18 to 60 years old — needless to say that the debates were often intense, and deeply revealing of Laborit’s views.
For me, full of existential preconceptions, it was a collision with reality — almost a disillusionment about life, as I realized how imprisoned I felt within my own soul. But it soon turned constructive: being a slave to my unconscious also meant I was not living in conformity with others. Today, at 66, I am grateful for a life rich in experience and adventure — and still being lived.
I have carried Laborit’s views with me ever since, not as beliefs but as observable facts, and I still return to them. I’ve long been puzzled that so few of his books have been translated. This translation is my act of rebellion against the ignorance of our human behavioral biology — what truly lies behind our masks.
I had the privilege of meeting Laborit in 1984, when he visited our class. I am convinced he would smile at my rebellion.
I remain anonymous. This unofficial translation was undertaken for no benefit other than my own satisfaction of making it available to more people.
I hope you benefit from it.
A.”
* * *
Tant qu’à parler de ce livre phare de Laborit, je vois dans le document où j’accumule du stock pour ce blogue le signalement d’une recension du bouquin par Mario Jodoin, qui en avait faite une aussi de mon livre sur son blogue Jeanne Emard. La relecture de l’ouvrage qu’il avait lui aussi lu plus jeune lui a inspiré un petit retour aux sources qui a confirmé aussi l’importance qu’a eu ce livre pour lui. Je ne sais plus si je vous en avais parlé ici, mais je vous laisse avec cet extrait de sa conclusion :
“Lire ou ne pas lire? Lire, sans faute! En fait, j’ai lu ce livre il y a au moins 40 ans et je le considérais comme un de ceux qui m’avaient le plus marqué. Cela fait quelques années que je comptais le relire et ce sont des échanges avec l’auteur de ce livre (https://livre.blog-lecerveau.org ) qui m’a donné l’impulsion pour que je le fasse enfin! Ouf, son contenu est très différent des éléments que j’en avais retenus, et il est encore meilleur et plus complet que ma mémoire me le suggérait! “