L'inhibition de l'action

L’inhibition de l’action : biologie, physiologie, psychologie, sociologie

Inhibition_de_l_action2Même si la découverte des neuroleptiques constitue le plus grand bouleversement de la psychiatrie, on crédite en général Henri Laborit plutôt de son apport à la théorie de l’inhibition et du stress, ce qu’il appelait l’Agressologie. Il est le premier à mettre l’accent sur le système inhibiteur qui se révélera si important pour la compréhension du cerveau, du stress et de la dépression comme pour la programmation robotique. Aux systèmes de punition et récompense, d’aversion et d’attirance connus depuis Aristote comme fondement de l’apprentissage, il ajoute en effet le système d’inhibition de l’action, les mécanismes biologiques de l’inhibition « quand vous ne pouvez ni vous faire plaisir, ni fuir, ni lutter » s’articulant avec les mécanismes de domination. Les conséquences pathologiques de cette inhibition de l’action permettront de comprendre comment le stress devient destructeur lorsqu’on ne peut agir, lorsque toute fuite est devenue impossible et qu’il ne reste plus qu’à subir passivement. On peut y voir un fondement biologique de notre besoin d’autonomie, voire d’une démocratie participative. Henri Laborit ne se privait pas de critiquer les hiérarchies au nom du stress qu’elles faisaient subir aux dominés, n’hésitant pas à tirer les conséquences politiques de la découverte de l’origine sociale des perturbations biochimiques, ce qui n’était pas du goût de l’époque.  (Source : http://www.infologisme.com/art/HenriLaborit.php#1.3 )

« Au delà de la vision étroite des perturbations « psychosomatiques » auxquelles on se référait alors, [Laborit] ouvre la voie de la neuro-psycho-immunologie, une des approches les plus prometteuse du comportement humain en relation avec les mécanismes moléculaires et cellulaires. L’inhibition de l’action peut être le facteur déclenchant de désordres neuro-psycho-immulogiques. La preuve est faite aujourd’hui des interrelations entre macrophages, hormones peptidiques et régulateurs du fonctionnement cérébral. Les trois réseaux qui assurent l’homéostasie du corps (système nerveux, immunitaire et hormonal) convergent et s’interpénètrent. . »

– Joël de Rosnay


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