Articles SUR Laborit

Cette page dresse une liste non exhaustive d’articles écrits sur Laborit (des plus anciens aux plus récents).


« Il faudrait faire participer chaque individu à l’évolution générale du monde, au lieu de manipuler pour lui les mass-media en le sécurisant, en lui faisant croire que l’on s’occupe de lui, qu’il n’a pas à s’inquiéter, que ceux qui savent veillent. »

 

 

Extrait : « La mémoire n’est pas un mot, l’imaginaire n’est pas un mot, l’affectivité, les pulsions, l’amour, le bonheur ne sont pas des mots, mais des mécanismes ! Vous continuez à me parler avec des mots! Tant que vous n’aurez pas fait l’effort de comprendre ces mécanismes, on ne peut pas s’entendre ! […] Pour moi, ce qui est important, c’est connaître, parce que quand on ne connaît pas, on fait bla bla bla… »

      • Entretien avec Henri LABORIT, Paris, décembre 1987. Extrait de « La pensée créative et scientifique contemporaine », MELIS éditions

Extrait : « Chacun de nous est éternel dans la mesure où nous avons tous apporté une part quelconque dinformation, nous avons mis en forme le milieu dans lequel nous avons vécu, de telle sorte quil reste une trace de notre passage dans le cerveau des autres. Je dis souvent que même un enfant mort-né laisse une trace, parce que ses parents ne sont plus les mêmes après cette « naissance ». Cest cette trace qui est importante, et cette mémoire qui fait que de génération en génération il y a une évolution des connais­sances humaines ; c’est ça l’immortalité. »

Extrait : « Il faut trouver le moyen de ne pas être pris dans ce système manichéen. Arriver à faire quelque chose qu’il n’est pas permis de faire, en étant créatif. »

Voici en rafale les sept articles courts que l’on retrouve dans les actes du Colloque Henri Laborit tenu au Collège de France le 13 octobre 2000 sous le titre « De l’hibernation artificielle à la psychopharmacologie ». J’avais déjà présenté le premier article de Jacques Robin intitulé « Le défricheur ». Voici donc les autres, brièvement résumés et agrémentés d’un extrait significatif pour le bon plaisir de ceux et celles qui veulent entrer un peu dans les détails du travail de Laborit.

Extrait : « On est souvent le reflet des autres qui servent à nous construire, Henri Laborit est l’un des pères intellectuels majeurs de la fin du 20ème siècle. A la lumière de ses découvertes de grand penseur, j’ai voulu proposer au lecteur un article substantiel le concernant afin d’évoquer la sémantique qu’il nous propose. »

Sommaire :

1. Pour la mémoire, Henri Laborit – Jean Zin
1.1 Eloge de la fuite
1.2 Un défricheur
1.3 L’inhibition de l’action
1.4 La société de l’information
1.5 Le groupe des dix
2.1 De la biologie à la société de l’information
2.2 L’individu entre biologie et société
2.3 La nouvelle grille
2.4 La mémoire affective
2.5 Domination et hiérarchie
2.6 Conscience et détresse
2.7 Agressivité et anxiété
2.8 Territoire et propriété
2.9 La volonté de puissance
2.10 De la hiérarchie à l’autonomie
2.11 De la société thermodynamique à la société informationnelle
2.12 Reproduction et créativité
2.13 Ecologie et complexité
3.1 Laborit : de la cybernétique à la systémique – Joël de Rosnay
3.2 Mon oncle d’Amérique – Guillaume Nicolas
3.3 Biographie – Pierre Huguenard
3.4 Bibliographie

 

Extrait :  » De son côté, Henri Laborit, né à Hanoï d’un père médecin colonial, fait montre, par son cursus universitaire (école militaire de santé navale de Bordeaux, école d’application à Toulon), les déplacements continuels auxquels le contraint sa profession de médecin militaire ainsi que ses changements fréquents de laboratoires, d’une distance vis-à-vis de l’institution scientifique, dont témoignent à la fois la variété de ses centres d’intérêt théorique, (des neuroleptiques au vieillissement de la cellule), celle de ses contacts sociaux (Armée, entreprises comme Rhône-Poulenc) et ses démêlés avec l’université et le milieu de la recherche[20]. Sa tendance aux théorisations psychosociologiques et politiques apparaît proportionnelle, en comparaison de certains de ses collègues, à cette position académiquement périphérique – la principale enceinte universitaire à l’accueillir ayant été Vincennes, dès la fin des années 1960. Prenant position, tout au long de sa trajectoire d’homme public, le plus souvent par rapport aux modes du champ médiatico-intellectuel, il se mesure dans les années 1960-1970 aux sciences humaines et sociales, et s’intéresse de près aux débats politiques, soit par la participation à des cercles de réflexion comme le Groupe des Dix, qu’il fonde avec Edgar Morin et où se croisent savants prestigieux et futurs responsables du pouvoir socialiste, soit par ses écrits sur l’autogestion[21], avant de se tourner, dans les années 1980-1990, vers des thèmes de plus en plus éloignés des discussions scientifiques[22]. »

 

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