Biographies

Le naufrage du Siroco : quand la vie ne tient qu’à un fil

hl10Je n’aurai plus jamais maintenant de repos,

Parce qu’un seul instant (quand fut-il ?), sans un mot,

Sans pouvoir pénétrer le destin qui la guide,

J’ai contemplé mon âme en suspens sur le vide.”  – Henri Laborit.

La chronologie interactive et le résumé synthèse de la vie de Laborit qui l’accompagne n’avaient pu être complétés en entier pour le lancement du site le 21 novembre 2014 mais ils le seront progressivement dans les mois qui viennent. J’ajoute donc aujourd’hui une pierre à cet édifice en construction avec le récit du naufrage du Siroco qui est l’événement marquant de l’année 1940 dans la vie de Laborit.

Une mésaventure tragique où plusieurs centaines de personnes ont péri qui est raconté dans un texte émouvant écrit par Laborit lui-même durant le mois qui a suivi le naufrage. Texte ensuite égaré puis retrouvé… 50 ans plus tard ! C’est cette histoire incroyable que Laborit raconte dans L’esprit du grenier dans le chapitre intitulé “Joli mois de mai, quand reviendras-tu ?” dont je retranscrits ici quelques extraits qui vont de la page 103 à 153. Laborit y détaille la vie d’un médecin à bord d’un navire de guerre jusqu’aux événements, heure après heure, de la soirée fatidique du 31 mai 1940.

Soirée qui aurait pu très bien faire en sorte que Laborit termine sa vie à 25 ans, et donc qu’il n’eut pas le parcours décrit dans ce site, et donc qu’il n’y eut pas ce site web non plus, et encore moins l’existence de l’auteur à son origine…


 

Juste avant le chapitre sur le naufrage du Siroco, Laborit explique les circonstances qui nous permettent de lire aujourd’hui ce récit :

“Je viens de retrouver, cinquante ans après, au milieu de vieux papiers, le récit de ce mois de mai 1940 passé en mer du Nord et terminé à Dunkerque. J’avais totalement oublié que je l’avais rédigé dans le mois qui suivit le naufrage du Siroco, dont j’étais le médecin.

J’avais alors vingt-cinq ans; je sortais de l’École de santé navale. Mon écriture, sur le papier jauni par les années, me surprit. Je ne la reconnaissais qu’à peine. […] Plus encore que l’écriture, ce fut l’état d’esprit qui avait guidé cette rédaction qui me troubla. […] Je comprenais tout à coup que la vie, l’expérience, le milieu, l’espace culturel s’étaitent transformés profondément depuis lors et moi avec, doucement, sans m’en rendre compte. mais les faits sont là dont je ne me souvenais même plus. Peu importent les sentiments cocardiers et simplistes avec lesquels je les ai vécus.

J’ai regretté en relisant ces lignes de n’avoir pas écrit de la même façon les histoires auxquelles j’ai participé dans les années de guerre qui suivirent jusqu’en 1945 [….] Il est vrai qu’à aucun moment par la suite la présence de la mort et l’intensité des combats n’ont révélé pour moi le visage aussi bête et grimaçant de la guerre. Mais pour détester la guerre, pour dire qu’il ne peut y avoir de guerre “juste”, est-il donc nécessaire de l’avoir faite et d’avoir eu la chance de ne pas y mourir ? L’expérience sociale nous montre que cela n’est ni nécessaire ni suffisant pour faire disparaître les sentiments guerriers.”  p.99-100

 

Extraits du chapitre “Joli mois de mai, quand reviendras-tu ?” :

“Nous sommes à peine relevés ue des cris : “Le docteur, le docteur”, parviennent jusqu’à moi. je bondis sur le pont où l’on m’apprend qu’il y a des blessés à l’entour du point de chute de la bombe. Accompagné de quelques hommes, je saute sur le quai et me dirige vers cet endroit. Il faut pour y parvenir traverser un petit pont qui enjambe un sas. Alors que nous sommes sur le pont, une seconde rafale de bombes tombe à proximité et nous oblige à nous jeter à nouveau à plat ventre. Je rencontre Morel qui revient avec quelques hommes et qui me dit: “Toubib, je crois que  tu n’auras pas grand-chose à faire.”

Quelques secondes plus tard, je me penche sur trois corps affreusement mutilés dont deux ont déjà cessé de vivre. Le troisième, les cuisses broyées, ayant une plaie thoracique à travers laquelle l’air se fraie un passage gargouillant, n’a que faire de mes pauvres services. À ce moment un homme s’approche de moi, trainant la jambe, et me dit qu’il est blessé. Je lui donne l’ordre de me suivre et fais mine de revenir à bord. Les hommes qui m’accompagnent, désignant de la main le malheureux corps qui agonise, me disent : “Docteur, faites quelque chose pour lui, il vit encore. ”

Il me faut trois jours pour leur faire comprendre que je ne pouvais rien pour lui. C’est la première révolte contre la mort que je vois à bord. Et ces hommes, qui bien souvent déjà l’ont vu passer très près d’eux, restent plusieurs jours douloureusement impressionnés par ce visage grimaçant qu’ils ne lui connaissaient pas encore. Revenu à bord, j’extrais un éclat de la cuisse de mon blessé et je rejoins sur le pont les autres officiers qui s’y trouvent. Combien de fois durant cette nuit nous jetons-nous à plat ventre sur ce pont, au sifflement des bombes ? Il y a parfois des minutes d’accalmie. Nous essayons alors de plaisanter.”

“Nous arrivons devant Dunkerque vers six heures du soir sous un ciel de fin du monde, alourdi par l’opaque fumée des incendies. Sur la plage de Malo-les-Bains se succèdent les embarquements anglais. La ville apparaît à peu près détruite. Les Allemands son à ses portes. Le ciel semble vouloir crouler sous nous. Lorsque le bâtiment se présente pour passer le goulet à vingt mètres de l’étrave, un véritable dit de barrage nous interdit l’entrée du port. Nous avons juste le temps de mettre toute à droite et, après avoir décrit un large cercle, nous pénétrons sans dommages. À peine avion-nous passé que de nouvelles gerbes jaillissent derrière nous. La chance nous sourit toujours. L’embarquement s’opère avec rapidité. Les troupes sont là qui nous attendent. Elles embarquent dans un ordre parfait en ligne sur trois rangs. Le bombardement est moins intense que la veille. Les officiers sont rassemblés vers le carré, à l’arrière. Huit cents hommes sont entassés dans les postes d’équipage et sur le pont. Le malheureux bateau est plein à craquer. Nous nous éloignons sans encombre. À mesure que la distance grandit que nous sépare de Dunkerque, nous respirons plus librement. Nous sommes encore une fois sortis indemnes. Combien de temps l’incroyable, la miraculeuse chance va-t-elle nous sourire ainsi ? Le ciel est toujours aussi pesant, aussi impénétrable. […]

Le Siroco cependant silencieux coupe la mer. Celle-ci lui fait un berceau étincelant d’écume. La mer n’a jamais été aussi phosphorescente que ce soir. Elle choque ce désir que l’on éprouve de vouloir passer inaperçu, de se mêler à la nuit protectrice. Elle semble nous montrer, nous désigner, elle semble dire : “Le voyez-vous qui s’échappe encore, qui va encore une fois triompher.”

Un bruit d’avion au-dessus de nous. […] Une seconde à peine. Puis un cri : ” Commandant, deux sillages devant ! – Deux cents tours en arrière ! – Commandant, deux sillages derrière !”

Et c’est immédiatement l’explosion formidable. La secousse ahurissante durant laquelle le dos courbé, le coeur serré, nous subissons une avalanche de boulons, de tôles, de débris variés. Le bateau oscille sur lui-même deux ou trois fois, puis il se stabilise et court encore sur son erre. Les cris on t jailli simultanément sur l’arrière. Sur tribord, tout au bout du bateau là-bas, une flamme jette une lueur rougeâtre et vacillante sur la mer. […] L’équipage est très calme, presque soulagé. Voilà vingt jours et vingt nuits qu’il appréhende cette minute, qu’il la devine inévitable. Elle est là. Il faut la vivre ou la mourir. […]

Le navire “étale”. Le commandant réunit les officiers sur la passerelle. “Quéau, dit-il. – Il doit être mort, commandant. Il venait de descendre à l’arrière et l’arrière est emporté.  – Morel, vous être le plus ancien, vous assumerez les fonctions de second.  – Le Toux, comment sont les machines ? – La cloison qui les sépare de l’arrière n’a pas cédé. Les arbres sont tordus. Remorqués, nous pouvons encore rentrer à Douvres.”

À ce moment une explosion ou plutôt trois explosions successives font encore trembler le bateau, jaillir des débris d’acier et de tôles, et montrer une immense gerbe de mazout qui retombe en pluie sur nous, nous pénétrant jusqu’aux os. […]

Brusquement, le bateau s’incline. Qu’y a-t-il ? Il s’incline sur tribord lentement, posément, progressivement. Cependant il n’y a pas de houle. Va-t-il s’arrêter ? En bas sur le pont, parmi les cris d’épouvante, quelques claquements secs. Certains soldats, ne sachant pas nager, pris de panique, voyant qu’ils sont perdus, se suicident avec leur révolver. La gîte s’accentue toujours. Minutes épouvantables. Va-t-il se rétablir, reprendre son assiette ? Le mouvement s’accélère à mesure qu’il se précise. je m’accroche au bord de la passerelle. Inutile, il faut fuir. j’enjambe le rebord. Le bateau est maintenant couché sur l’eau, horizontal comme une bête frappée à mort qui va mourir. […]

La plage avant s’élève, s’élève au -dessus de moi. Jamais je ne pourrai atteindre la coque. Elle va m’emprisonner sous elle. Il n’y a plus rien à faire. C’est fini. Le bateau s’enfonce en même temps. L’eau monte. Elle atteint ma ceinture lentement, lentement, puis les épaules. Et puis un grand remous… Et puis la nuit. […]

Brusquement, je sens sur mon visage le contact de l’air. Les yeux s’ouvrent. Il n’y a plus de bateau sur la mer. Si, l’extrême pointe de l’étrave ne veut pas mourir encore. Elle disparaît lentement, à regret, dans un mouvement uniforme et doux. Il n’y a plus de Siroco. Il n’y a plus rien, que des hommes, des hommes qui hurlent, des bras qui se tendent, et la nuit. Je suis sur le dos, encore épuisé; je nage doucement.

À ma droite, un groupe d’une dizaine d’hommes, une véritable grappe humaine dont peut-être un seul sait nager, se débat dans l’eau noirâtre; ils disparaîtront tous. je suis brusquement saisi par le cou. Un bras m’enserre désespérément. Deux autres font le tour de mon thorax. je sens mes pieds encerclés, paralysés par des mains qui s’agrippent. Je hurle : “Lâchez-moi, nous coulerons tous !”

Mais peuvent-ils m’entendre seulement ? Je disparais avec ceux qui s’accrochent à moi. Je reviens, par un vigoureux coup de rein, en surface. […] Enfin libre, n’agissant plus que par réflexe, je nage dans la direction du bâtiment aperçu quelques seconde avant le chavirement du Siroco. Il était par bâbord. J’en aperçois l’ombre enfin. Un fort courant me porte vers lui. Dans l’eau, à chaque instant, mes mains rencontrent des masses rondes et dures. Mes jambes en se détendant butent dans des masses molles qui flottent entre deux eaux. Ce sont des têtes d’hommes noyés et des corps… À mesure que la distance qui me sépare du bâtiment sauveur diminue, l’eau se couvre d’une épaisse couche gluante, visqueuse, odorante. Le mazout ! Le courant le porte dans la même direction que moi. Je ne suis plus qu’à vingt mètres du bord, mais une foule d’hommes est là dont on ne voit que des têtes émergeant de l’eau. Ils hurlent désespérément, se battent pour approcher plus près de la coque. […]

Du pont, des marins anglais jettent à l’eau des filins d’acier. […] Un filin passe à ma portée. Je m’y accroche. On me soulève. Je n’ai lus que les jambes immergées. Mais le filin glisse sur mon coude. Je glisse. Mes doigts glissent; tout glisse. je retombe dans l’eau. Le mazout pénètre dans mes narines, dans ma bouche. Ce mazout qui rend tout glissant, qui me fait glisser lentement vers la défaite finale après avoir entrevu la délivrance. Nouveaux essais infructueux. Je n’en puis plus. Je suis glacé, inconscient, mécanique. J’ai la vague impression que cet essai sera le dernier. Après lui, inutile de continuer à lutter. Puisque tout glisse, il me sera facile de me laisser glisser aussi, doucement.

Cette fois j’ai pris le filin d’une autre façon. Mes doigts s’agrippent désespérément. Ma tête arrive au ras du pont. L’ascension devient plus lente. Aurai-je la force, la volonté de tenir jusqu’au bout ? Je le veux avec désespoir pourtant. Je monte encore un peu… encore un peu. Mes doigts vont me lâcher. Ils ont déjà glissé. Le filin m’échappe lentement, très lentement des doigts. Mais je suis assis sur le plat-bord. Des bras me prennent, me soulèvent et me déposent sur le pont. C’est fini… Je ne vois plus rien. je ne puis plus faire un seul mouvement. Mes bras ne bougent plus. Ma pensée non plus. Il n’y a plus rien.

Je me retrouve dans une baille d’eau chaude. Le Baron m’exhorte de son accent parisien et par des tapes vigoureuses sur les omoplates. On m’aide à me soulever; mes jambes sont molles, si molles. Elles ne peuvent plus me porte. Il faudra bien une heure avant que je puisse marcher, trébuchant. Tout noir de mazout encore, malgré l’eau chaude qui coule à flots et le savon. […]

Nous sommes quatre-vingt-six sauvés par le Widgeon et une cinquantaine de soldats en plus sur huit cents. Où sont les autres ?

Il faudra attendre d’être de retour à Cherbourg où nous dépose le 3 au matin le transport belge, Princesse Marie-José pour retrouver les autres rescapés. Ils sont peu nombreux. Une quinzaine en tout, dont mon infirmier. Sa figure s’éclaire d’un large sourire lorsqu’il m’aperçoit sain et sauf. J’ai dû aussi avoir un large sourire en le revoyant.

En tout nous sommes une centaine. Il doit y avoir soixante-dix disparus dans l’équipage. Les soldats sont à peine cent sur huit cents d’embarqués à Dunkerque. Les malheureux ont payé le plus lourd tribu.”  p.103 à 152

 

17 réflexions sur “Le naufrage du Siroco : quand la vie ne tient qu’à un fil

  1. L’horrible guerre….. ce récit est glaçant.

    Cela me fait penser à une autre guerre, où ce ne sont pas des bateaux qui coulent, mais des embarcations débordantes de gens à la recherche d’un peu de sollicitude, mais dont les eaux glacées de la mort en emportent une trop importante partie.
    Mais ce n’est pas le lieu…..

  2. C’est avec émotion que je découvre cet article, en effet mon grand père était de la traversée ce terrible soir. Gabier sur le Sirocco, il aura eu la chance de s’en sortir et aura certainement croisé le destin du Dr Laborit.
    J’ai le souvenir de mon grand père m’apprenant a faire la planche alors que je devais avoir 4ans : “pendant la guerre, papy il a fait la planche” me disait il sans se glorifier…
    Je file de ce pas acquérir ces mémoires.

    • bonjour, je suis très ému de vous lire , car je découvre ce que mon Père quartier maitre chef mécanicien a bord du torpilleur SIROCCO a vécu dans ce drame de guerre MAI 1940 .
      il ne parlait jamais des détails tellement ça été dur et terrible pour lui.
      les plus hautes distinctions lui ont été décernées a bord , et la médaille de la ville de DUNKERQUE trône fièrement chez nous .
      voila il nous a quitté en 2003 avec des centaines de photos prises a bord .

      amicalement b Pailhès .

      • bonjour,

        mon grand père était à bord, il était radio. il a périt en mer, laissant mon père alors âgé de 5 ans… sans père. Mon père est décédé il y a 6 mois, sans jamais avoir su vraiment ce qui était arrivé. si vous avez des photos de l’équipage radio, je serait interessé.
        Merci d’avance

        RV

        • Bonjour, mon père Jean BLONDEAU était radio avec votre grand-père à bord du Siroco au moment de la tragédie. Il venait juste de terminer son quart après une longue présence à son poste.
          Votre grand-père prit sa place en lui disant”tu en as assez fait, va prendre l’air”mon père fut donc la dernière personne à lui parler.
          C’est a peu près tout ce que je sais, mon père était très discret et sans doute traumatisé.Il est décédé en 2007 et ne s’est jamais trop étendu sur ces durs moments.

  3. Mon arrière grand père était l’officier canonnier André Morel, merci d’avoir partagé un morceau de son histoire.
    Il a disparu le 5 juin 40.

  4. Bonsoir,

    Merci pour ce recit.
    Mon grand pere Joseph Martin peri ce soir la dans le siroco.
    Mon pere qui etait ne qq mois apres la mobilisation n a jamais connu son pere.

    Quelle tristesse qui resiste au temps.

    • Mon grand oncle Félix Chaumeil à disparu dans cette tragédie ma grand mère qui était sa sœur ne l’a jamais retrouvé même en faisant des recherches.

  5. Mon père est resté accroché à un espa durant jour avec d autres rescapés. Il les a vu coule les uns derrière les autres.il à recueilli par les allemands et à été hospitalisé à Dunkerque.
    Je n en sais pas plus. Il était quartier maître mecaniche
    .
    Ils appelait augustin kelle’ décédé le 1er janvier 1966.

  6. bonsoir,
    c’est avec une grande émotion que j’ai lu ce récit terrible relatant la fin tragique de ces jeunes soldats lors du bombardement du “Sirocco” et le sauvetage de Mr Laborit. Mon oncle Pierre Lavedan y a trouvé la mort ce 31 mai 1940 comme tant d’autres..je ne connaissais pas les détails de sa disparition,. Merci à vous Monsieur,

  7. Bonsoir mon grand-père à aussi trouvé la mort sur le Siroco m’a mère était âgée de 11 ans. Il s appelait Henri Fabre et était de Marseille.
    Maman est elle aussi décédée et on a jamais evoquer cette épouvantable période c est dommage.

  8. Mon père était sur le siroco, j’ai une photo du siroco accidenté où il est écrit au dos ” Espagne le 13.11.31
    Il est décédé en 1977 son nom gilmé daniel

  9. Mon père , monsieur Almeras Pierre, était sur le siroco, et quand le siroco a coule, il a été attiré vers le fond et en remontant il s est casse les dents sur un le bateau. J ai en ma possession des photos de ce bateau avec un livre qui explique la vie de ce bateau. C est très intéressant

  10. Bonsoir
    Mon grand père également a été déclaré disparu comme beaucoup sur le sirocco. Il s’agissait de jean Vivier. Mon père ne l a jamais connu. Certains d entre vous aurais ils entendu parler de lui par vos grands parents.
    A vous lire

  11. Ce récit remet en mémoire un épisode tragique.parmi les 75 rescapés se trouvait le matelot Albert Habasque.c’est lui qui sauva le cdt Guillaume de Toulouse Lautrec de la noyade.Fait prisonnier par les Allemands il est libéré en 1942. Il trouve la mort en octobre 1943 dans l’explosion d’un train Châlons sur Saône. Il se rendait à Toulon rejoindre le bataillon de marins-pompiers.il s’était marié quelques mois plus tôt.Il n’a pas de descendance.

  12. Je suis très ému par le récit du Dr Laborit. Mon oncle , Raymond Chassaing, officier dans un régiment d’artillerie embarqué sur le SIROCCO a disparu avec environ 700 de ses compagnons. J’ai eu la rare opportunité de plonger sur l’épave du SIROCCO en 2006. Ce fut un moment d’intense émotion, presque pénible, de se trouver dans un tel endroit chargé de malheur. J’en suis encore troublé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *