Biographies/Compétition & Entraide/Copernic n’y a pas changé grand chose

Henri Laborit ou la fuite en avant

media-018J’ai donné cette semaine ma dernière conférence de l’automne sur le cerveau et pourrai donc dans les semaines qui viennent me consacrer davantage à L’éloge de la suite. Mais avant de pouvoir commencer à y ajouter quelques “pièces de résistance”, un autre petit “hors d’oeuvre” s’ajoute aujourd’hui qui n’est toutefois pas dénué de matière à réflexion et de quelques piques typiquement laboritiennes bien senties !

Il s’agit d’une entrevue réalisée par Monique de Gramont pour le magazine québécois Châtelaine en mai 1988. La première page est une introduction de ce “personnage difficile à cerner”.

Le début de l’entretien, en deuxième page, aborde le rapport de Laborit à sa mère et celui, plus rarement abordé par Laborit, à son frère tué à 24 ans par un résistant français juste avant la Libération.

Un peu plus loin, en troisième page, la discussion dévie vers le sulfureux Copernic n’a pas changé grand-chose et sur le rapport de Laborit aux femmes.

“J’ai voulu donner un exemple. J’ai dit : “Si Mme Thatcher qui est une femme, on nous le dit, ne porte pas de mini-jupe, c’est parce qu’on lui verrait les couilles !” Ça a failli créer un incident diplomatique ! Un monde dirigé par des femmes, à la manière des hommes, serait, à mon sens, tout aussi compétitif que celui des hommes si elles n’abandonnent pas tous les jugements de valeur, les préjugés accumulés par l’espèce humaine depuis 12000 ans.”

Dans la dernière page, Laborit évoque plusieurs sujets qui lui sont chers, notamment l’importance d’enseigner aux enfants quels automatismes mentaux les poussent à la compétition et comment l’entraide est bien davantage un facteur d’évolution. Et toujours cette lucidité qui donne des pistes pour s’en sortir

“Il faut trouver le moyen de ne pas être pris dans ce système manichéen. Arriver à faire quelque chose qu’il n’est pas permis de faire, en étant créatif.”

mais qui sait qu’en bout de ligne on ne s’en sortira pas

“je suis très triste de vieillir, de sentir la décrépitude qui s’accentue et de devoir mourir. Ça m’emmerde de devoir mourir. C’est vrai…”

Pour lire les quatre pages de cet entretien, il s’agit de cliquer sur chaque lien correspondant ci-haut. Une fois rendu sur l’une des images scannées, vous pouvez aussi utiliser le bouton « Précédent » en haut à gauche de l’image pour passer à la page suivante (même si c’est contre-intuitif, j’en conviens, mais un bogue m’oblige ici à procéder ainsi !).

Une réflexion sur “Henri Laborit ou la fuite en avant

  1. Bonjour,
    Toutes mes félicitations pour votre travail de très grande qualité en l’honneur
    du dr H.LABORIT que j’ai eu la chance de rencontré lors de sa présentation sortie
    de la colombe assassinée. le théme de LA MORT, me parait transparaitre dans
    la conscience de l’homme , H.laborit, angoissé et lucide, tel était sa propre contradiction,il avait un sens aiguisé
    de l’humaine condition et de sa difficile liberté dans un monde cruel , fabriqué
    par l’homme et contre l’hommme. je me permets de vous recommander , en toute
    simplicité et sans pétentions, les articles de Stéphane LUPASCO dans agressologie et de les inscrires en pages dans votre site. le lien, H.laborit, Stéphane lupasco , jean charon, olivier costa de Beauregard, edgar morin, henry atlan, cornélius castoriadis, serait un lien de grande qualité, bien nécessaire à la préservation de l’intelligence et l’esprit de l’épistémologie française. bien a vous
    et encore merci pour tout votre travail . salutations respecteuses.
    philippe GUYOT nargis 45210

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