Éloge de la fuite/Livres

Éloge de la fuite

Éloge-de-la-fuite-très-petit« Pour échapper à ces structures suffocantes tissées par notre éducation et à la sclérose des ordres établis, il nous faut d’abord apprendre à connaître les mécanismes qui engendrent ces structures, à décrypter les pulsions inconscientes qui nous poussent dans la course à la domination, à mettre au clair les discours par lesquels nous tentons de maquiller et de légitimer tous ces processus inconscients enclenchés par notre système nerveux. […]

La fuite dont parle Laborit ne relève pas du sauve-qui-peut impuissant. Elle n’est pas un retour en arrière, mais une marche continuelle vers l’avant, une remise en cause permanente des situations établies, une fuite loin des pouvoirs en place, y compris et surtout ceux que nous avons nous-mêmes contribué à installer. Car sitôt installé, un pouvoir se corrompt immanquablement. Fuir, c’est « choisir un but et corriger la trajectoire de l’action à chaque seconde ». Le but à atteindre est évolutif dans le temps et dans l’espace, jamais figé dans des certitudes idéologiques sectaires et rigides.

L’éloge de la fuite, c’est « l’éloge de l’imaginaire, d’un imaginaire jamais actualisé et jamais satisfaisant, c’est la Révolution permanente ». Avec l’utopie comme guide et non comme but à atteindre.  (Source : Chroniques du Yéti, 17 août 2008)


« Il faut peut-être mieux lire La Nouvelle Grille, plus « scientifique », avant Éloge de la Fuite, d’ailleurs son auteur n’hésite pas lui-même à le conseiller en prologue. Ne serait-ce l’intérêt pour des « littéraires » que de tenter cette expérience de confrontation au-delà de ses préjugés. Sinon on peut attaquer directement sur ce recueil de réflexions autour de différents thèmes: l’amour; une idée de l’homme; l’enfance; les autres; la liberté; la mort; le plaisir; le bonheur; le travail; la vie quotidienne; le sens de la vie; la politique; le passé, le présent et l’avenir; si c’était à refaire; une société idéale; une foi; et puis encore…
De tout cela Laborit en tire moins de 200 pages, allant avec une rare acuité à l’essentiel. Il épure même ses propos si l’on peut dire, que ses lecteurs fidèles pourront anticiper… Mais cet ouvrage d’une clarté rare devient aussi un bel épilogue pour toute une œuvre, sans doute même plus que le film de Resnais. C’est une belle gageure pour ce qui à la base était une commande d’éditeur au sein d’une collection. » (Source : Henri Laborit – « Éloge de la Fuite », par Guillaume BRYON)


« Ceux que la sociologie déprime ou que la psychologie débecte s’abstiendront de lire L’éloge de la fuite, d’Henri Laborit. Les autres, prêts à accepter de connaitre « l’ennemi » – la domination sociale rampante et omniprésente – afin d’y être un peu moins soumis, trouveront ici leur bonheur. Car avec ce livre, Laborit apporte une nouvelle grille de lecture des comportements humains. Salutaire. » (Source : Sur l’Eloge de la fuite, ou la question des stratégies de domination, par Benjamin, Article 11, 23 décembre 2008)


Extraits de quelques passages du livre

Autres extraits plus nombreux et plus courts

Enfin, l’ouvrage au complet accessible ici


Laborit sur Radio-Libertaire, Paris (1984). Entretien avec Gérard Caramaro à l’émission « L’invité de la semaine ». La troisième rencontre du mercredi 31 octobre 1984 portait sur L’éloge de la fuite.

 


Jacques Chancel avait invité Laborit deux fois à Radioscopie

Une réflexion sur “Éloge de la fuite

  1. L’acceptation et la comprehension de ces logiques ne provoquent pas l’inhibition, mais nous renforcent dans une autre dimension inexpliquee, aux ramifications infinies et aux possible impensables, ceux de la fuite constructive dans la creation.

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