Au Québec/Inhibition de l'action/La Société informationnelle : Idées pour l’autogestion/Mon oncle d'Amérique

Laborit en conférence, cité à la télé et l’un de ses ouvrages scanné accessible gratuitement sur le Net !

Les nouvelles s’accumulant sur l’œuvre de Laborit toujours autant d’actualité, je vous reviens tel que promis il y a un mois pour vous en partager quelques-unes.

D’abord une conférence que j’ai donnée le 1er octobre dernier à l’Université du troisième âge (UTA) de Drummondville intitulée « Henri Laborit, un précurseur en neurobiologie ». Il s’agit d’une reprise modifiée à partir de ce que j’avais donné par Skype au Café Sciences du Sud Lubéron le 13 juin 2017. À mon grand étonnement, près de 200 personnes s’étaient déplacées pour ce survol de la vie et l’œuvre de Laborit ! La conférence peut être lue facilement (en cliquant sur son titre ci-dessus ou par la page présentation de mon site) puisque j’ai joint aux images mes notes écrites.

J’ai aussi reçu fin septembre un mot de M. Geroges Apmo (que je remercie ici) me signalant que le cancérologue David Khayat, de passage à l’émission Le Grand Oral du 20 septembre 2018, a décrit l’expérience de Laborit sur l’inhibition de l’action avec les rats que l’on voit dans le film Mon oncle d’Amérique (de 4 :05 à 5 :15). Le Dr. Khayat s’en servait pour illustrer l’effet extrêmement néfaste pour la santé d’un stress chronique. Chose que Laborit avait comprise il y a plus d’un demi-siècle, allant même à l’époque avancer que ses méfaits ne se limitaient pas seulement aux différents « maux de la civilisation » (ulcère d’estomac, hypertension artérielle, etc.), mais pouvait sans doute aller jusqu’à des évolutions cancéreuses. Et c’est clairement ce que soutiennent sans hésiter des cancérologues comme le Dr. Khayat aujourd’hui. Celui-ci rappelle qu’on estime à environ 80 millions le nombre de nouvelles cellules qui se développent par jour dans notre corps et que certaines ont forcément des défauts qui les rendent cancéreuses. Mais notre système immunitaire les élimine normalement. À moins qu’il ne soit déprimé par l’inhibition de l’action, chose qui arrive malheureusement chez certaines personnes. (Le podcast de l’émission est téléchargeable ici)

Finalement Dominique Volant, qui m’a déjà signalé plusieurs documents sur Laborit, a déniché cette fois sur la page Facebook de « Livre universel pour tous », deux liens menant vers la version complète en pdf et en epub de La Société Informationnelle – Idées pour l’autogestion ! Il s’agit d’un ouvrage politique phare de Laborit publié en 1973 et très difficile à trouver aujourd’hui. J’ai souris en m’apercevant que le résumé de l’ouvrage reproduit ci-dessous et qui apparaît sur la page Facebook en question provenait de la page consacrée à ce livre dans… Éloge de la suite ! Page où l’ouvrage en format pdf est maintenant accessible par l’entremise de ce site, donc passez le mot… 😉

« Si l’on demande de parler de l’autogestion à un biologiste, il faut s’attendre à ce qu’il en parle du point de vue particulier qui est le sien, surtout s’il s’intéresse à la biologie des comportements humains en situation sociale. »

« Pour cela il ne cherchera pas à définir au départ ce qu’est l’autogestion ou du moins ce qu’elle devrait être. »

Laborit poursuit la présentation de son ouvrage en disant qu’il tracera « un tableau historique et biologique des activités humaines en tentant de découvrir les principes fondamentaux qui gouvernent leurs mécanismes. [Ce faisant], il en comprendra mieux les dangers et les imperfections […],
pourra peut-être parvenir à poser progressivement les bases de nouvelles conduites individuelles et sociales, et il n’est pas impossible alors qu’il débouche sur la notion d’autogestion. »

Une réflexion sur “Laborit en conférence, cité à la télé et l’un de ses ouvrages scanné accessible gratuitement sur le Net !

  1. Merci Henri de nous avoir éclairé sur notre destinée qui devrait être à la hauteur de ce que nous sommes : une création de l’univers !

    Ça pourrait être un document de travail de référence pour la conférence de Davos lorsque les dirigeants de ce monde seront forcés d’envisager la décroissance comme solution et qu’ils chercheront alors une nouvelle finalité à l’activité humaine pour sauver l’espèce humaine et la planète. Mais soyons réaliste, nous ne sommes pas encore arrivés là, du moins dans la tête des dominants de ce monde qui, ces temps-ci, reprennent la course aux armements nucléaires, cherchent à s’intimider économiquement pour mieux dominer le commerce international, envisagent de modifier leur constitution et peut-être de s’exclure de convention internationale pour se protéger des demandeurs d’asile … Malgré cela, il nous reste, au moins individuellement, la possibilité d’enrichir notre compréhension de notre place dans l’univers et dans la collectivité humaine pour un jour qui sait, devenir autre chose qu’un fabricant de bébelles, car il est peu probable que l’évolution nous ait limité à ce rôle.

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